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Elections européennes 2024 : la souveraineté est-elle du fédéralisme ?

, par Ester Davanzo

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Les prochaines élections européennes auront lieu, partout dans l’UE, le 9 juin 2024. © Parlement européen
Le débat autour des élections européennes commence à prendre forme. Quels seront le ton et la dimension de cette campagne ? Quelle place pour les questions de souveraineté, protectionnisme et fédéralisme ? Les enjeux cruciaux de cette élection promettent une campagne d’une importance capitale pour le destin collectif du continent.

«  Peut-on être protectionniste et pro-européen ? » C’est la question d’Hugo Struna (Euractiv) au président du groupe Renew Europe, et aujourd’hui Ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Stéphane Séjourné, lors de à l’Europa Expérience de Paris. [1] C’est Aurore Lalucq, députée du groupe Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S&D) qui répondra à la question lors de la table ronde suivante, en disant que «  la souveraineté c’est du fédéralisme  ».

Donner le ton de la campagne pour les élections européennes

Euractiv nous a offert la possibilité de lire l’avenir et de donner le ton qui caractérisera le débat politique d’ici le 9 juin prochain selon Théo Verdier, codirecteur de l’Observatoire Europe. Immigration, coût de la vie, climat, situation internationale et géopolitique : des sujets « dont on parle le dimanche midi  », selon M. Verdier, qui – tout comme M. Séjourné – invite à fortifier le discours européen et mettre de côté les sujets nationaux. Plus facile à dire qu’à faire alors que Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national, voit dans ce scrutin une « élection de mi-mandat  », sous forme de réfrendum pour ou contre le gouvernement. Les élections européennes de juin 2024 se tiennent effectivement deux ans après le début du second quinquennat d’Emmanuel Macron, mais les crises que nous avons récemment vécues – Covid-19, guerre en Ukraine, changement climatique, entre autres – montrent bien que la réponse aux défis de demain et d’aujourd’hui doit être communautaire. D’autre part, ces mêmes crises soulèvent la question de la souveraineté, en France, dans d’autres Etats membres, et également à Bruxelles.

Le protectionnisme européen

Le protectionnisme s’invite donc aux débats. Cela pose-t-il un problème ? Stéphane Séjourné soutient que le fédéralisme est arrivé au bout de son chemin il y a presque 20 ans, avec la victoire du « Non » au projet de Constitution européenne en 2005, et que le slogan du take back control se fait entendre de plus en plus. En même temps, les crises nous ont imposé une vision européenne des solutions et nous ont ouvert les yeux sur le besoin de répondre à 27, ne serait-ce que pour s’inscrire dans la politique des blocs [2] qui, selon Aurore Lalucq, est bien de retour. La députée S&D affirme que le protectionnisme a été mal vu pendant longtemps car, en Europe, il était associé au nationalisme. Il est néanmoins temps pour l’Union de devenir désormais une puissance politique, affirme-t-elle, et non plus un simple marché unique.

Le concept de souveraineté prend donc place dans le débat politique. Selon certains, il est évident qu’une autonomie – nationale ou bien européenne – est nécessaire notamment dans les domaines industriel, alimentaire, sanitaire et militaire. Décrite comme très française par certaines capitales européennes, cette notion semble faire clivage entre pays et bords politiques. [3] Comment l’aborder donc en vue des élections de l’année prochaine ?

Européaniser le débat

«  On parle d’Europe une fois tous les 5 ans », il est nécessaire de donner un souffle communautaire à cette campagne, affirme Stéphane Séjourné. Il s’agit d’une bataille politique et culturelle qui doit être menée par les pro-européens.

Mais comment cela serait-il possible si les partis qui mènent cette campagne sont nationaux et non pas européens ? Est-il possible d’avoir une vision communautaire dans un débat entre partis politiques nationaux ou bien nécessitons-nous de programmes communs entre partis ou groupes parlementaires qui représentent plusieurs pays ? Selon certains, la question ne se pose pas car les sujets sur lesquels le débat porte – immigration, changement climatique, crises géopolitiques, entre autres – sont abordés autant au Paul-Henri-Spaak à Bruxelles qu’à l’Assemblée nationale à Paris. Alors que selon d’autres, les défis de notre société ne connaissent pas de frontières et ne peuvent pas être surmontés par les gouvernements nationaux individuellement.

Quoi qu’il en soit, ces élections sont « les plus importantes des vingt prochaines années  » selon Karima Delli, députée européenne des Verts et présidente de la Commission des transports au Parlement européen, puisque sur la question environnementale, «  nous avons déjà l’eau à la gorge  ».

Si tout cela vous fait écho ou fait au moins surgir en vous des doutes, n’hésitez pas à vous informer, à sensibiliser autour de vous et à visiter gratuitement à Paris. Créé en 2022 sous la Présidence française du Conseil de l’UE et cofinancé par le Parlement européen (qui se trouve notamment à Strasbourg) et la Commission européenne, cet espace multimédia et interactif vous permettra de mieux comprendre le fonctionnement de la grande machine européenne pour faire face aux défis de notre société.

L’article reflète les opinions personnelles de l’auteur et non celles de ses employeurs.

Notes

[1Le protectionnisme européen à l’aube des élections européennes (euractiv.com)

[2Ici comprise comme l’opposition d’acteurs majeurs sur la scène géopolitique, tels que les Etats Unis, la Chine, la Russie et l’Europe.

[3Sapir, J. (2016). Souveraineté, démocratie, laïcité (p. 325). Paris : Michalon.

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